L’échinacée, star montante du jardin

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Elle a longtemps endossé le rôle de la plante sage, du faire-valoir, de la doublure censée flatter les dahlias, faire briller les agapanthes et soutenir les stars de l’été. Mais depuis que Piet Oudolf, paysagiste néerlandais et figure du mouvement des nouvelles plantes vivaces (New Perennial Movement), l’a intégrée dans sa troupe de vivaces incontournables, l’échinacée tient la vedette au jardin.

Sans effort, naturelle mais intense. Avec sa dégaine de marguerite punk, cette grâce sauvage dresse son cœur conique et ouvre ses corolles comme des faux cils. Les obtenteurs se sont donné du mal pour la réinventer.

Jaune, orange, rose, à fleurs doubles, « il existe aujourd’hui de nombreux hybrides, qui ont sans doute participé à sa mise en avant dans les magasins », estime Christophe Alichon, chez Roué pépinières, à Plouigneau (Finistère). Mais les fleuristes et les jardiniers gardent un petit faible pour sa version originale, l’Echinacea purpurea.

Incontournable

Son cône brun orangé et ses pétales roses tombants donnent du peps aux massifs et en font un pilier des jardins contemporains. Son port érigé, bien campé, apporte une rigueur, met en valeur la souplesse des graminées et structure les compositions de fin d’été. « Ça virevolte autour d’elle, observe Christophe Alichon. Elle attire les pollinisateurs et, à l’automne, les oiseaux raffolent de ses graines. »

Gérard Mathieu, architecte paysagiste chez l’Atelier de paysage à Villers-Cotterêts (Aisne), conseille de la garder sur pied le plus longtemps possible. « Elle devient de plus en plus brune en fin de floraison », fait-il remarquer.

Mais surtout, son cœur central piqué sur sa tige « apporte une verticalité aux massifs, même en hiver, et ravive un peu les graminées qui ont viré couleur paille ». A la fin de l’hiver, elle disparaît, comme engloutie par la terre. Pour mieux revenir. Chaque année, cette vivace incontournable élargit sa touffe, multiplie ses hampes florales, s’entend à merveille avec les rudbeckies, les phlox, les asters, les sedums, et gagne en assurance.

Nom savant « Echinacea purpurea ».

Zone de prédilection Le plein soleil et les sols drainés.

Floraison De juin aux premières gelées.

Entretien Tailler à la toute fin de l’hiver.

Aime Les papillons et les pollinisateurs, et un peu d’engrais horticole à la plantation.

N’aime pas Les sols argileux.

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Source du contenu: www.lemonde.fr

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