Le whisky français à l’âge de la maturité

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Fin septembre, le Whisky Live Paris 2025 célébrait à la Grande Halle de La Villette les spiritueux du monde entier, mettant en lumière plus de 200 distilleries venues de 34 pays. À l’entrée du salon, le pavillon France rayonnait avec ses cognacs, armagnacs, calvados et eaux-de-vie de fruits. Mais c’est son whisky qui fut le mieux représenté avec 28 stands, soit juste un peu moins que l’Écosse, indétrônable en la matière. « C’est la première année où on a parfois senti qu’on attirait plus de monde que les Ecossais », témoigne David Roussier, à la tête de la distillerie Warenghem, qui produit le whisky Armorik. « Les gens viennent désormais nous goûter en début de salon, remarque de son côté Christophe Dupic, de Rozelieures. C’est le signe que les choses sont en train de changer. » Pour l’occasion, ces deux marques historiques présentaient pour la première fois un 18 ans. Tout un symbole.

Le whisky français est-il enfin devenu sérieux ? « Avec ces comptes d’âge, nous marchons dans les pas des Ecossais, des Irlandais et des Japonais, estime David Roussier. C’est un gage de crédibilité à la fois auprès du public français et international. » Le manque de légitimité, la catégorie en a longtemps souffert, y compris chez les professionnels. En 2016, quand il a rejoint La Maison du whisky (LMDW) comme responsable boutique, Matthieu Acar se passionnait déjà pour ces distilleries au « fort potentiel » qu’il avait commencé à archiver sur son blog « Le whisky français ». « A cette époque, mon point de vue était assez marginal, se souvient-il. L’ambiance, c’était plutôt “Si vous voulez un whisky pas bon, allez voir Matthieu Acar, il vous conseillera un truc français”. »

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Source du contenu: www.lemonde.fr

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