On pensait l’objet obsolète, disparu en même temps que les coiffeuses de ces dames. Pourtant, à la faveur de la mode des bijoux portés en accumulation, il brille à nouveau.
Il est appelé coffre à bijoux mais ressemble plutôt à une petite malle. Cet accessoire ayant appartenu à Edwige Jagellon, princesse polonaise du XVIe siècle, est l’un des trésors du Musée de l’Ermitage de Saint-Pétersbourg. Il est en or massif ciselé, serti de dizaines de perles naturelles grosses comme des calots (alors plus rares que les diamants) mais aussi de rubis, d’émeraudes, de saphirs, de turquoises et même de bagues et de camées… Cette merveille a été restaurée avec le soutien de Cartier il y a quelques années et montré lors d’une exposition de la marque dans le musée russe en 2021.
Photo Sergey Solovyov/Musée de l’Ermitage
« Il est l’exemple parfait d’une tendance de la Renaissance où certains coffres à bijoux étaient parfois plus précieux que ce qu’ils contenaient ! souligne Léonard Pouy, docteur en histoire de l’art et responsable contenus et transmission à l’École des arts joailliers. À toutes les périodes, ces accessoires ouvrent une fenêtre sur une époque et ses goûts, comme un instantané…
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