Le grand parapluie classique, avec mât en bois et poignée courbe, darde à nouveau ses rayons. Plus qu’une tocade passéiste pour dandys aux abois, le retour à succès de ce bel objet un peu encombrant, mais luxueusement fabriqué dans de vénérables manufactures à Cherbourg ou à Aurillac, prouve que le secteur est au beau fixe. Références mondiales en la matière, les fameux parapluies de Cherbourg – ville indissociable, depuis 1963, du film de Jacques Demy, gardent leur place de leader.
Fabriqués par la maison du même nom dans le centre de la préfecture du Cotentin, ils misent sur l’intemporalité du style depuis 1986 : le dôme parfait, le nuancier de couleurs infini, le mât chic en bois de hêtre et l’inimitable petit bruit sec de la toile à l’ouverture… Mais c’est surtout par la solidité des matériaux, dûment éprouvée, qu’ils se distinguent. Pour preuve, le Milord, le Milady, le Ville, comme les quatorze modèles de la marque, ont été testés en soufflerie avec un vent de face de plus de 120 km/h, avant de s’aventurer dehors.
Un gage de haute qualité que revendique également, depuis 1884, la fabrique Piganiol, à Aurillac (Cantal), autre marque française labellisée Entreprise du patrimoine vivant. Ses parapluies Le Berger ou L’Aurillac, avec mât en hêtre et baleines en jonc, sont évidemment faits main.
Et le parapluie en plastique transparent dans tout ça ? Moins patrimonial et bien plus pop, ce modèle, longtemps réservé aux enfants, monte en gamme lui aussi. La collection Transparent gansé couleur, « Made in France » comme tous les parapluies de la maison du Haut-Jura Pierre Vaux, est également garantie sans pépins.
Le Ville, en taffetas et hêtre, Le Parapluie de Cherbourg, 230 €, parapluiedecherbourg.com.
L’Aurillac, en coton, hêtre et châtaignier, Piganiol, 175 €, piganiol.fr.
Le transparent, en PVC, Pierre Vaux, 99 €, parapluie-vaux.fr.
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