Alors que les médias italiens ne parlent que de Raniero Mancinelli qui s’est autoproclamé tailleur du successeur de François, le Vatican pourrait se contenter de ses «vieilles» soutanes. Explications.
En ce premier jour du conclave, le monde de la mode retient lui aussi son souffle : quelle soutane portera le futur Pape lors de l’Habemus Papam prononcé à la loggia de la basilique Saint-Pierre ? Un modèle blanc, c’est certain puisque Pie V en a fait une tradition lorsque, au milieu du XVIe siècle, il renonçait au rouge de ses prédécesseurs. En revanche, le nom du tailleur est incertain. Surtout depuis que le Romain Raniero Mancinelli dont la boutique à cinquante mètres de la place Saint-Pierre, dans le quartier du Borgo, fréquentée par les évêques et les cardinaux, a déclaré à l’AFP le 6 mai qu’il allait livrer dès le lendemain trois de ses créations «au cas où elles pourraient être utilisées par le nouveau Pape».
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Ce que n’a pas du tout apprécié le tailleur officiel, la maison Gammarelli qui s’est fendu d’un communiqué dans la foulée: : «Un tailleur romain opportuniste, à qui personne n’avait rien demandé, a tout de même livré trois soutanes dans l’espoir qu’une sorte de miracle publicitaire ne le fasse remarquer, au détriment, donc, de la frugalité prônée dans Laudato Si’. François se retourne-t-il déjà dans sa tombe ?»
En réalité, il y a deux semaines, après l’annonce de la mort de François, le Vatican a bel et bien passé la commande à Gammarelli. Mais coup de théâtre, quelques minutes après, cette dernière fut annulée. « Effectivement, ils ont constaté qu’ils possédaient suffisamment de soutanes blanches neuves qui se sont accumulées depuis des décennies, dit-on dans la maison. À chaque conclave, nous en réalisons déjà trois, une de taille moyenne – celle du pape Benoît XVI qui mesurait 1m70 -, une de petite taille et une de grande taille comme celle de François et ses 1m80.» Si «le sens du beau appartient à Dieu» selon le tailleur, le vintage, lui, est une réponse on ne peut plus contemporaine à « la noble simplicité de la liturgie » conforme à l’enseignement du Concile Vatican II.
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