À sa création, elle fut la recette (presque) miracle à la crise et aux excès esthétiques des années 1920. Un siècle plus tard, la « little black dress » revient à la faveur des tensions économiques et du ras-le-bol de la mode extravagante et à logos des réseaux sociaux. Décryptage.
On pourrait écrire un livre sur la petite robe noire. D’ailleurs, il en existe pléthore dans les librairies de France et de Navarre. Même Sagan en a fait un roman. Depuis le début du XXe siècle, elle était à la femme ce que la chemise blanche est à l’homme et le pâté en croûte à la cuisine française : une valeur sûre. Mais, à force d’être « iconique », surtout dans sa version trois trous à porter en déjeuner d’affaires aussi bien qu’à un dîner mondain, elle en était devenue ennuyeuse et cliché, typique de la « femme puissante » comme dirait Léa Salamé, cette quadra-quinqua de bon goût, montrant ses bras pour rester dans le coup. Ces dix dernières années, si ses cousines du soir, sexy ou très (dés)habillées (chez Dolce & Gabbana, par exemple) continuaient d’exister sur les podiums des défilés, l’originale, celle que les Américains nomment la « little black dress » (ou LBD), se voyait snobée par les créateurs branchés.
Mais, en mars 2024, surprise, trois…
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