« Quand on parle de neurocosmétique, de nombreuses inepties circulent… Beaucoup de gens, et de marques, racontent n’importe quoi », avertit d’emblée Arnaud Aubert, docteur en psychologie et en neurosciences. L’enseignant-chercheur au département de neurosciences de l’université de Tours sait de quoi il parle : il a aussi cofondé, il y a presque quinze ans, la société Emospin, spécialisée dans l’analyse des émotions pour les secteurs de la beauté, mais aussi du design, de l’agroalimentaire ou des transports.
Directeur scientifique, il est chargé des tests d’évaluation. Parmi les propos qui ont le don de l’énerver, il y a celui-ci : telle crème stimule la libération de sérotonine dans la peau, la sérotonine est un neuromédiateur connu pour moduler positivement l’humeur, donc cette crème vous met de bonne humeur. « Que ce soit clair, il n’y a aucune action directe de la peau sur le cerveau. Celui-ci est protégé par ce qu’on appelle la barrière hémato-encéphalique, donc ce qui est libéré localement au niveau cutané ne se retrouve pas dans le cerveau ! », insiste-t-il.
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