Alors que les musées français ont fait, depuis le début de l’année, la part belle à la mode, du Louvre au Grand Palais en passant par le Quai Branly, l’univers du bijou, aussi, a droit, en ce printemps, à son heure de gloire à travers des expositions variées. Tour d’horizon de trois d’entre elles qui permettent de découvrir trois périodes différentes : l’apparat de la Renaissance, les coulisses de l’Art nouveau et de l’Art déco et, enfin, les recherches bleutées du XXe siècle.
L’art de l’apparat
Une exposition sur les bijoux Renaissance ? « Le format est inédit en France », se félicite Ana Debenedetti, spécialiste de la période et directrice de la Fondation Bemberg, à Toulouse, qui propose l’accrochage en partenariat avec le Musée national de la Renaissance – Château d’Ecouen (situé dans le Val-d’Oise). Les deux institutions rassemblent au siège de la Fondation, dans l’hôtel d’Assézat, édifié entre 1555 et 1562, une centaine d’œuvres (bijoux, dessins, peintures, sculptures, gravures ou moulages) issues de ses fonds ou provenant des collections d’une trentaine de prêteurs : le Louvre, le Rijksmuseum d’Amsterdam, le British Museum londonien, le Musée d’histoire de l’art de Vienne, etc.
Une fois expliquées les conditions de fabrication de ces objets au XVIe siècle et l’art de l’orfèvrerie, la visite détaille les caractéristiques du bijou Renaissance. Ses pendants émaillés souvent terminés par des perles baroques typiques, ses bagues ou ses pièces plus inattendues (telle une pomme de senteur gravée) ont beau privilégier l’or et les pierres, ils sont avant tout figuratifs, alternant entre inspirations antiques, références religieuses, ordres de chevalerie et symboles sentimentaux.
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