Rectangulaires, ovales, carrées, allongées… Les montres dites « de forme » – c’est-à-dire qui sont tout sauf rondes – permettent aux designers horlogers de laisser libre cours à leur créativité. La plus célèbre d’entre toutes reste la montre Crash de Cartier (1967), qui, avec sa forme tordue, rappelle les modèles fondus peints par Salvador Dali (1904-1989). L’idée de la Crash serait née du retour dans une boutique londonienne d’une montre abîmée lors d’un accident de voiture.
Chez Cartier, la recherche de formes différentes est une marque de fabrique. La Santos est carrée ; la Tank, rectangulaire ; quant à la Baignoire, aux lignes courbes pensées dès 1912, elle a été ainsi baptisée en 1973 pour souligner sa forme ovale. Cette saison, elle est proposée dans une version mini en 24,6 millimètres de diamètre, à mi-chemin entre le bijou précieux et l’objet fonctionnel et discret. Avec sa glace bombée, elle est déclinée pavée de diamants, en or jaune ou accompagnée d’un bracelet en cuir verni.
Chez Longines, la montre bijou joue également des formes. La Mini DolceVita s’habille pour cet hiver d’un or jaune ou rose 18 carats, du bracelet au boîtier. Ce dernier, allongé et rectangulaire, est le symbole de cette collection particulière, née en 1997. La forme rectangulaire est également le signe distinctif du modèle Reverso de Jaeger-LeCoultre, né en 1931. Quatre nouveaux modèles de ce garde-temps, qui pivote sur lui-même pour protéger le cadran, viennent rejoindre cette saison la collection Tribute, dont la Reverso Tribute Monoface, dans un nouveau diamètre de 40,1 sur 24,4 millimètres. Des dimensions revues à la baisse pour ce modèle culte, animé ici par le calibre 822 à remontage manuel.
Cubitus de Patek Philippe
Le carré tient également sa place sur le podium des montres de forme : chez Patek Philippe, le nouveau-né s’appelle Cubitus. Son diamètre imposant – 45 millimètres – fait de ce modèle une parfaite réponse aux montres bijoux. Avec ses angles arrondis, il se décline dans trois versions différentes : un modèle en platine avec une phase de Lune, un autre en acier, et un dernier en acier et or rose. Le cadran, quant à lui, est ponctué de lignes horizontales en relief, pour un design élégant et géométrique.
De carré il est encore question, cette fois-ci chez TAG Heuer, qui fut la première marque horlogère à proposer une montre chronographe automatique carrée et étanche en 1969, la Monaco Calibre 11. Toujours disponible, ce classique des classiques n’a pas pris une ride, avec son boîtier en acier aux contours arrondis et son bracelet en cuir perforé. Si les montres historiques étaient à l’origine rondes pour mieux se glisser dans la poche, les poignets permettent toutes les audaces géométriques.
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