Une mine de crayon. C’est approximativement la taille du calibre 101 de Jaeger-LeCoultre, le plus petit calibre horloger du monde, issu de la famille des mouvements Duoplan apparue en 1925. La maison horlogère du canton de Vaud (Suisse) leur consacre une collection capsule, « The Collectibles » (« les objets de collection »), ainsi qu’une exposition, jusqu’à la fin du mois de juillet, dans sa boutique parisienne de la place Vendôme.
« La gamme des Duoplan – mouvement construit sur deux plans superposés – est née à l’époque où la montre-poignet se démocratise et remplace peu à peu les montres à gousset. Dans les années 1920, il fallait miniaturiser les mouvements pour pouvoir les intégrer à des montres plus petites, très prisées des femmes », explique Jérôme Lambert, directeur général de Jaeger-LeCoultre.
Pour concevoir cette petite collection de dix pièces rares, la maison, fondée en 1833, s’est lancée dans une véritable chasse aux trésors. Tout d’abord dans ses propres archives, qui regroupent pas moins de 6 000 montres et documents, ensuite auprès de particuliers et enfin lors de ventes aux enchères. Une fois la sélection établie, horlogers et experts maison ont réparé, rénové et réenchanté ces objets précieux. « Nous avons arrêté notre choix sur des modèles datant de 1925 à 1972, période considérée comme l’âge d’or de l’horlogerie portée », détaille Jérôme Lambert.
Touche Art déco
Parmi ces pépites, on découvre la Duoplan Tubogas (1950), une montre à secret gainée d’un fil d’or jaune 18 carats et pourvue d’un cadran coulissant qui permet à l’objet de se transformer en bijou. Citons également la Duoplan Maille (1933), avec son bracelet fin et souple de fils d’or blanc 18 carats entrelacés et martelés. Son cadran est serti de brillants en strass, lui ajoutant une touche Art déco. Autre trouvaille : la minimaliste Duoplan Godron (1937). Son boîtier en acier, dont les extrémités sont dotées de godrons – un motif d’ornementation de forme ovoïde –, s’accompagne de deux liens en cuir noir en guise de bracelet. Un petit précis de modernité pour l’époque.
« Cette collection ainsi que l’exposition qui l’accompagne est l’occasion de revenir sur notre riche production, complète le directeur général de Jaeger-LeCoultre. Elles s’adressent aux collectionneurs éclairés, bien sûr, mais aussi aux amateurs de beaux objets qui veulent découvrir un pan de l’histoire horlogère. »
Ainsi, les visiteurs de l’exposition pourront apprécier d’autres garde-temps issus du patrimoine de la marque, comme cette belle montre-pendentif datant de 1900, en émail bleu, avec un boîtier orné de perles et décoré de trois trèfles dont chaque feuille est sertie de trois diamants taille brillant. A voir également, une délicate montre-broche des années 1880, sertie de 41 perles et diamants, et recouverte de plusieurs couches d’un émail bleu translucide. De quoi prouver que la créativité de Jaeger-LeCoultre s’est révélée bien avant l’invention de son modèle phare, la Reverso.
« The Collectibles », jusqu’au 27 juillet 2025, 7, place Vendôme, à Paris.
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