Existe-t-il une pièce de mode née plus masculine ? Pourtant, alors que les hommes de la génération télétravail l’ont fait tomber, les jeunes femmes la nouent moins pour s’émanciper que pour se distinguer.
Le défilé de l’été 2025 de Saint Laurent et ses mannequins en costume-cravate a eu l’effet d’un électrochoc sur Joséphine, 24 ans, qui le suivait via Instagram ce 27 septembre. Dès le lendemain, cette acheteuse de vêtements compulsive s’est rendue chez Zara, faute de moyens, dénicher un tailleur-pantalon gris « Sans Laurent », comme elle dit avec humour. Depuis, elle l’enfile une fois par semaine, avec une cravate en soie que son père, comme la majorité de ses collègues, ne noue plus au bureau. Un comble : le seul accessoire créé spécifiquement pour les hommes est devenu le préféré des jeunes femmes cette saison. Est-elle une militante féministe décidée à arracher le pouvoir et ses attributs ? S’inscrit-elle dans les pas de Colette et de George Sand ?
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