Dior : hommage au savoir-faire des ateliers de teinture sur kimono

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Le défilé Dior Fall 2025 a été présenté à Kyoto le mois dernier. Une célébration du savoir-faire de la maison, allié à celui d’artisans virtuoses, dont l’atelier Fukuda aux incroyables techniques de teinture.

Certains tissus deviennent des poèmes et, comme tels, sources d’inspiration. C’est parce que Maria Grazia Chiuri avait admiré, dans l’atelier de broderie et teinture Fukuda, à Tokyo, un tissu teint en une variation de vert exprimant « la lumière traversant la forêt » qu’elle décida d’insuffler cette poésie à son défilé, à travers une tenue dédiée à cette émotion. Une pièce qu’elle qualifie d’un travail digne de la haute couture, avec des bords s’épousant de façon parfaitement symétrique, comme si la forme du kimono était déjà sous-jacente et naissait de la vibration colorée : « Fukuda a cette capacité unique d’exprimer la tradition du kimono japonais à travers la couleur », confie la directrice artistique des collections femme de Dior.

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Accrochés à des piliers de bambou, les rouleaux de tissu (« tanmonos »)…
Maya Michiki
…sont humidifiés avant la pose des pigments.
Maya Michiki
Plusieurs passages à la brosse-pinceau sont nécessaires…
Maya Michiki
…pour que les pigments pénètrent en profondeur dans la fibre textile.
Maya Michiki

Pour arriver à cette poésie, un savoir-faire parti culier est nécessaire : « La technique de peinture de Fukuda se caractérise par l’utilisation d’une teinture floue, dans laquelle aucune ligne de démarcation n’apparaît, explique Yoshiyuki Fukuda. Car mon défunt père, Yoshishige, voulait exprimer l’idée de la culture de la vapeur qui a influencé l’art et l’artisanat au Japon, un pays béni par l’eau. Il s’agit d’une technique dans laquelle les couleurs sont “grillées” à la chaleur et teintées en couches à chaque processus de teinture, de sorte qu’elles ne se mélangent pas et qu’un sentiment de transparence est créé. »

Le défilé avait pris place sous les cerisiers en fleur des jardins du temple Toji, une célébration qu’aurait approuvée Christian Dior, grand admirateur de la culture japonaise. En 1953, Dior fut d’ailleurs la première maison de couture occidentale à présenter une collection au pays du Soleil-Levant. 
Plusieurs artisans d’exception ont participé à cette collection, dont l’atelier Tatsumura Textile – déjà sollicité par Christian Dior il y a près de soixante-quinze ans ! – et le maître teinturier Tabata. L’atelier Fukuda a, lui, mis à l’honneur la technique de teinture au pinceau, nommée hikizome. Une vapeur de poésie sous les cerisiers.

Source du contenu: www.lefigaro.fr

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