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Burç Akyol.
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Burç Akyol.
Burç Akyol
Pas facile pour un designer indépendant de défiler le dernier jour de la fashion week, quand la fatigue s’est installée parmi les invités et que les autres marques programmées s’appellent Chanel, Miu Miu et Saint Laurent. Mais Burc Akyol a relevé le défi et s’en est bien tiré. Le 11 mars, dans le cadre de la saison automne-hiver 2025-2026, au sommet de l’Institut du monde arabe, il a encore un peu plus affiné son vestiaire du soir sophistiqué, qui se distingue par la finesse de la réalisation.
Le créateur de 36 ans a poussé le glamour dans ses retranchements, avec une féminité grandiose, presque opératique : celle que lui-même aimait adopter en se déguisant, enfant, pour s’imaginer dans la peau d’une autre, le temps d’une performance à l’abri des regards. Sur des tapis persans dont l’imprimé est une reproduction d’un modèle du XVIIIe siècle retrouvé chez ses parents, les fausses fourrures croisent cape ou robe-tunique en mousseline transparente enrichies de médailles dorées ; des tailleurs ou des tops zippés aux épaules anguleuses contrastent avec des jupes soyeuses et fendues.
Au noir profond s’agrège la palette de cosmétiques avec laquelle Burc Akyol se maquillait plus jeune : des touches de vert chartreuse, de bleu roi, de prune. Le résultat s’avère d’une élégance toute nocturne, sans fausse note ; l’exécution, au cordeau, nette et sensuelle. « Les robes en biais nous ont demandé chacune une semaine de coupe, avec jusqu’à quatorze prototypes pour certaines », souffle-t-il, extatique et frissonnant, après le défilé.
La joie de manipuler le tissu
Alors que les jeunes designers de mode ont tendance à s’éloigner de la fabrication du vêtement et à considérer leur travail comme celui de chef d’orchestre, Burc Akyol se passionne pour les matières, les formes, les coupes, le travail manuel. Son atelier, situé près de la place de Clichy, à Paris, est aussi sa maison, et la cour de son immeuble a même déjà accueilli un défilé, en juin 2023.
Quand il a lancé sa marque, en 2018, Burc Akyol était mû par l’envie d’assouvir une passion d’enfance : « Dessiner des vêtements, je fais ça depuis la maternelle. Faire de la mode, c’était une évidence », explique celui qui ressent vraiment de la joie à manipuler le tissu.
Pour lui, la mode est aussi une manière d’exprimer son identité. Burc Akyol est né et a grandi à Dreux (Eure-et-Loir), dans une famille turque, avec un père tailleur. Il part à Paris pour étudier à l’Ecole de la chambre syndicale de la couture parisienne (aujourd’hui, Institut français de la mode), effectue des stages et des premiers jobs chez Dior, Balenciaga, Ungaro et Chevignon, mais reste obsédé par l’idée de s’installer à son compte, ce qu’il finit par faire il y a six ans.
« A Paris, ce n’est pas évident d’être turc ou musulman dans la mode. J’ai parfois l’impression de ne pas être “assez français”. Et à l’inverse, on exotise toujours mon travail, on le qualifie d’oriental, on s’attend à ce qu’il soit un peu kitsch », explique le créateur. Ce défilé montre que son identité est bien plus complexe, et rend la suite prometteuse.
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