4 raisons d’aller à Lyon si vous aimez Lucie Aubrac

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Réfugiés en 1940 à Lyon, alors en zone libre, Raymond et Lucie Aubrac ont l’air d’un couple sans histoires. Il est ingénieur à l’aérodrome de Bron (aujourd’hui Métropole de Lyon) et elle enseigne dans un lycée de jeunes filles. Mais, dans l’ombre, la résistance s’organise. Avec son mari, Lucie distribue des tracts, fabrique des faux papiers et participe à l’élaboration du journal clandestin Libération. A partir de novembre 1942, la ville est occupée comme le reste du pays et la pression s’intensifie. La Gestapo s’installe à l’hôtel Terminus (aujourd’hui le Mercure Lyon-Perrache), puis à l’Ecole de santé, qui forme les médecins militaires. Les juifs et les résistants y sont torturés dans les caves ou subissent le supplice de la baignoire dans les anciennes chambres d’étudiants.

Devenu le Centre d’histoire de la résistance et de la déportation (CHRD), le lieu évoque avec beaucoup d’intensité la vie à Lyon pendant la guerre. Il reconstitue une placette de la Croix-Rousse la nuit, avec ses affiches de propagande et les graffitis des résistants, la cuisine d’un appartement où l’on a punaisé une affiche de Pétain tout en écoutant Radio Londres ainsi qu’une imprimerie secrète où trône une imposante presse Minerve.

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Source du contenu: www.lemonde.fr

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