REPORTAGE – Des centaines de Russes font la guerre dans les rangs des forces de Kiev contre leur patrie, pour renverser le régime de Vladimir Poutine.
Le soldat ne passe pas inaperçu lorsqu’il surgit à la réception d’un grand hôtel de Kiev, capitale d’une Ukraine en guerre pourtant habituée à voir défiler les hommes en uniforme. Flanqué d’un compagnon d’armes encagoulé et lui aussi revêtu de sa tenue de combat, « Vlad », regard de dur, visage taillé à la serpe encadré par un collier de barbe, tatouages dans le cou et sur les mains, porte un revolver à la ceinture. Tous deux se battent contre leur patrie aux côtés des Ukrainiens sous la bannière du Corps des volontaires russes (RDK), un groupe fondé en Ukraine et qui accueille les Russes ayant pris les armes contre Vladimir Poutine après le lancement de son « opération spéciale ». Rien de très surprenant dans un pays qui a vu affluer des volontaires du monde entier, en particulier des anciennes républiques soviétiques, depuis le 24 février 2022. Sauf que « Vlad » ne devrait pas, en théorie, pouvoir se promener librement dans les rues de la capitale ukrainienne, lui qui a commencé la guerre dans les rangs de la milice russe Wagner, de sinistre réputation, avant de changer d’uniforme et de s’allier aux forces de Kiev.
« Je ne me battais pas pour Poutine en Ukraine, je me battais pour ma liberté, se justifie « Vlad ». J’ai toujours été contre le régime de Poutine ». Condamné à 3 ans de…
Source du contenu: www.lefigaro.fr
