DÉCRYPTAGE – Renouvelée à la tête de la Commission, l’Allemande s’est révélée être une habile politicienne en jouant de l’affaiblissement politique des deux capitales.
À bord du vol LX780 Zurich-Bruxelles de la compagnie Swiss, mercredi 20 novembre, un voyageur fait un malaise. Quand l’équipage lance un appel à un docteur, les passagers ont la stupéfaction de reconnaître Ursula von der Leyen, qui rentre du sommet du G20 à Rio, se porter à son secours. Médecin dans une vie précédente, la présidente de la Commission européenne pourra mettre à profit ses compétences pour réanimer une Union européenne menacée de « lente agonie » sans une intervention urgente, selon le diagnostic de l’ancien président du Conseil italien Mario Draghi.
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Tout juste confirmée pour un second mandat, avec son collège de 26 commissaires, par un vote du Parlement de Strasbourg, mercredi, Ursula von der Leyen, 66 ans, revient de loin. Il y a cinq ans, c’est Emmanuel Macron qui avait sorti de son chapeau le nom de cette ministre de la Défense d’Angela Merkel, inconnue hors d’Allemagne, pour la propulser à la tête de l’exécutif européen. Désormais, l’Allemande incarne le visage de l’Europe plus…
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