DÉCRYPTAGE – Le Parti des travailleurs du Kurdistan a annoncé lundi sa dissolution officielle, après plus de quatre décennies de guerre contre l’État turc. Mais le chemin vers la paix s’annonce long et semé d’embûches.
Le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), en guerre contre l’État turc depuis sa fondation il y a près d’un demi-siècle, a proclamé lundi la fin de son existence et son renoncement aux armes. L’annonce n’est ni une surprise ni une fin en soi. Mais elle pourrait, si elle se concrétise, être perçue avec le recul comme un tournant majeur dans l’Histoire de la Turquie et même du Moyen-Orient.
Cette décision est le résultat de près d’un an de négociations entre les autorités d’Ankara et le fondateur du groupe, Abdullah Öcalan, emprisonné depuis 26 ans sur une petite île en mer de Marmara. Le 27 février, ce dernier avait appelé ses combattants à cesser la lutte et à prononcer la dissolution de leur organisation, considérée comme « terroriste » par la Turquie et ses alliés occidentaux.
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