Le ministre de l’Intérieur avait décliné en mars une quinzaine de mesures allant crescendo, après le rejet par Alger d’une liste d’une soixantaine d’Algériens à expulser soumise par la France.
«Il ne reste que quelques heures aux autorités algériennes pour revenir sur leur décision». L’échéance a été donnée par Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères, sur le plateau de France 2 ce mardi matin. Elle s’inscrit en miroir de celle émise par la partie algérienne : Alger a donné dimanche soir 48 heures à 12 fonctionnaires français pour quitter le territoire, après le placement en détention d’un agent consulaire algérien, mis en examen pour arrestation, enlèvement, séquestration ou détention arbitraire de l’influenceur et opposant algérien Amir DZ, en relation avec une entreprise terroriste, selon le parquet national antiterroriste (Pnat).
De quoi susciter un regain de tensions dans la crise qui oppose la France à l’Algérie depuis des mois, après les signaux de désescalade affichés ces derniers jours. Les conséquences sous-entendues dans le délai d’expiration émis par Jean-Noël Barrot à l’encontre du pays maghrébin ravivent la question de la mise en place des mesures…
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