TÉMOIGNAGES – Catastrophe naturelle, coup d’État, faillite généralisée… Les expatriés ne sont pas à l’abri des convulsions qui agitent la planète. Des crises traumatisantes, qui nécessitent souvent que les autorités françaises volent au secours de leurs compatriotes.
Le 12 janvier 2010, Julien Eyrard doit sans doute sa vie à un coup de fil. Sorti du bureau pour ne pas déranger ses collègues, il échappe de justesse à l’effondrement du bâtiment, balayé par un séisme de magnitude 7,3 qui ravage Port-au-Prince et tue plus de 220 000 personnes. « J’ai juste eu le temps de dire : “Un tremblement de terre !” et tout s’est effondré derrière moi », raconte ce spécialiste de l’hygiène et de l’assainissement des eaux, vétéran d’Action contre la faim.
Quelques secondes plus tard, deux de ses collègues émergeront miraculeusement des décombres. « On aurait dit des fantômes couverts de poussière, mais vivants ». Julien se souvient de cet homme hébété, perché en haut d’un escalier ne menant plus nulle part, dans ce qui était encore un immeuble quelques secondes auparavant. Il n’a rien oublié non plus des bâtiments en miettes, des gens en lambeaux, des stations-service en flammes, des cadavres et des alarmes hurlantes des voitures. « J’avais l’impression…
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