DÉCRYPTAGE – Très employées dans les opérations de contre-insurrection, les opérations spéciales doivent repenser leur doctrine et leurs rôles dans l’hypothèse d’un conflit majeur.
Ils parlent peu et encore moins de ce qu’ils font. Dans la préface du livre de Nicolas S., dit « Stan », intitulé « Les Guerriers du 10 » (Mareuil Éditions), le commandant des opérations spéciales Michel Delpit rend cependant hommage aux soldats qu’il dirige. « Surprendre et agir de façon fulgurante puis disparaître est leur marque de fabrique », écrit le général. L’ouvrage, paru l’automne dernier, raconte des souvenirs et des faits d’armes de Stan, opérateur au CPA10, le commando parachutiste de l’air no 10.
Depuis plus d’une décennie, les forces spéciales (FS) ont agi en première ligne, au Sahel ou en Afghanistan, dans des missions de contre-terrorisme : il s’agissait d’opérations ciblées, contre des adversaires peu équipés, menées par des unités d’une dizaine de soldats seulement. Les forces conventionnelles leur servaient d’appui. Les FS étaient discrètes mais pas complètement secrètes.
À l’heure de la « haute intensité », les forces spéciales doivent se réinventer
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