Le mouvement du 23 mars progresse en direction du Sud-Kivu tandis que les dirigeants de la RDC demandent la rétrocession de Goma et la condamnation du Rwanda.
« Alors, allons-nous nous arrêter à Goma ? », hurle Corneille Nangaa dans son micro au stade de l’Unité le mercredi 6 février, lors du premier rassemblement du M23 dans la capitale provinciale du Nord-Kivu. « Non ! À Kinshasa ! », répond la foule agitée face à lui. Lors d’un entretien avec Le Figaro, le chef de l’Alliance fleuve Congo (AFC), branche politique du M23, reste toutefois plus mesuré quant à ses intentions vis-à-vis de la capitale. Il souligne juste sa détermination à « éliminer la menace » et à « assurer la sécurité de la population ».
Cette volonté limitée contraste avec la réalité sur le terrain : la promesse de cessez-le-feu annoncée par le M23 le 4 février n’aura tenu que quelques heures. Un second cessez-le-feu « immédiat et inconditionnel » imposé samedi lors d’un sommet par les dirigeants d’Afrique australe et d’Afrique de l’Est paraissait un rien plus respecté. Dimanche et lundi matin, les combats semblaient marquer un arrêt. Les jours précédents…
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