DÉCRYPTAGE – Le nouveau président sud-coréen affiche son « pragmatisme » pour soutenir l’économie plombée par la crise politique et la guerre commerciale.
Pas d’état de grâce pour Lee Jae-myung. À peine élu, le nouveau président de la Corée du Sud doit relancer d’urgence la quatrième économie d’Asie, à la peine sous le souffle pressant de Donald Trump. Le dirigeant « populiste » venu de la gauche s’est entretenu avec le président américain le 6 juin, promettant de conclure « dès que possible » un accord « satisfaisant » sur les tarifs, alors que le pays est tombé en récession au premier trimestre. Une accélération du calendrier pour Lee, qui plaidait la temporisation durant la campagne électorale afin de négocier au mieux avec la première puissance mondiale.
Le compte à rebours s’emballe, à mesure qu’approche la fin de la trêve tarifaire octroyée par la Maison-Blanche, menaçant cet allié américain de 25 % de surtaxes à compter du 8 juillet. Sans compter 50 % déjà en vigueur sur l’acier et l’aluminium. Une lourde menace pour la « République de Samsung », fortement dépendante des exportations, en quête de rebond après six…
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