VU D’AILLEURS – Suivies avec méfiance en Occident, les mesures d’austérité prises par le président argentin lui permettent d’afficher de franches réussites malgré les lourds efforts imposés à la population.
Par Michael Höfling (Die Welt)
En Allemagne, on parle désormais très peu de Javier Milei. Pourtant, au second semestre 2024, le président argentin, élu en 2023 alors qu’il faisait figure d’outsider sans expérience politique, suscitait encore des débats houleux. Les premières réformes radicales visant à transformer ce pays en faillite chronique venaient juste d’être lancées lorsque Milei s’est rendu en Allemagne pour une rencontre officielle avec le chancelier de l’époque, Olaf Scholz.
Ce dernier avait lui-même averti que le positionnement idéologique « anarcho-capitaliste » de Milei et la dureté de ses réformes entraient en contradiction avec la politique sociale allemande. L’Institut environnemental de Munich a décerné à l’Argentin le prix ironique de la « tronçonneuse rouillée » (« pour sa politique désastreuse ») en référence à sa marque de fabrique, tandis que Merz, successeur de Scholz, se moquait pendant la campagne électorale du chef du FDP, Christian Lindner, qui appelait…
Source du contenu: www.lefigaro.fr
