Ce samedi, un quotidien algérien rapporte ce que le juge et l’écrivain franco-algérien se seraient dit pendant le procès d’une vingtaine de minutes qui s’est tenu le 20 mars.
C’est en lui demandant «Parlez-vous arabe ?» que le juge du tribunal correctionnel de Dar el Beida (Alger) a commencé son interrogatoire de Boualem Sansal. L’écrivain franco-algérien de 80 ans, détenu en Algérie depuis le 6 novembre 2024, a comparu jeudi 20 mars à 10h devant le tribunal correctionnel de Dar El Beida, à Alger, pour un procès non annoncé dont le verdict est attendu jeudi 27 mars. Le procureur a requis dix ans de prison ferme et une amende d’un million de dinars, environ 7000 euros.
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«Monsieur le président, franchement, je ne le maîtrise pas», aurait répondu l’accusé selon un compte-rendu du procès publié ce samedi dans le quotidien arabophone Chorrouk. «Qu’en est-il du ‘‘darija’’ (dialecte algérien, NDLR) ? Nous parlerons en darija, essayez de répondre dans la mesure de votre compréhension’’», aurait alors demandé le juge. Et le romancier-essayiste de lui répondre : «Je ne comprends pas non plus le dialecte, Monsieur le président.»
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