TÉMOIGNAGES – L’Inde a frappé plusieurs sites au Pakistan, en représailles d’un attentat meurtrier commis le 22 avril dont elle accuse Islamabad d’être l’auteur. Les Français expatriés en Inde s’inquiètent d’une «dégradation» de la situation qui pourrait les contraindre à quitter le pays.
Les premières alertes sont tombées dans la nuit. Marie*, étudiante française en échange à New Delhi, ne trouvait pas le sommeil. Sur son téléphone, les notifications s’amoncellent soudain : l’Inde a annoncé avoir frappé des «infrastructures terroristes» au Pakistan. Par réflexe plus que par inquiétude, la jeune Clermontoise jette un œil à sa fenêtre : pas de policiers dans les rues de son immeuble, «pas de mouvement suspect si ce n’est les bruits de la rue, qui ne s’arrêtent jamais». «À New Delhi, les gens continuaient à vaquer à leurs occupations, comme si de rien n’était», raconte-t-elle. À quelque 600 kilomètres de la capitale, l’armée indienne vient pourtant de mener des frappes sur la mosquée Subhan, à Bahawalpur, dans le Pendjab pakistanais.
En réponse, le Cachemire indien s’embrase sous les explosions des frappes pakistanaises. Les tensions entre les deux puissances nucléaires n’avaient pas été telles depuis plus de deux décennies. De quoi faire planer la menace d’un véritable…
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