«On ne peut même pas aller porter plainte à la police» : la Géorgie, de la russification forcée à la dérive autoritaire

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RÉCIT – Après avoir légalisé la lutte contre les « agents de l’étranger », les ONG et les médias, le régime prorusse à Tbilissi, soutenu par l’oligarque Bidzina Ivanichvili, instrumentalise une commission d’enquête contre l’ancien pouvoir pro-européen et tente de réduire au silence toutes les voix critiques.

Le « Nuremberg géorgien » se donne toute l’apparence du sérieux. Rien n’y manque : ni le ton grave de Téa Tsouloukiani, la vice-présidente du Parlement et présidente de la Commission parlementaire temporaire chargée d’enquêter sur les « crimes » du Mouvement national uni (MNU), le parti de l’ancien président Saakachvili (2003-2012), ni les grosses piles de dossiers, ni les déplacements de ses membres, dont plusieurs se sont illustrés par leurs sympathies prorusses… Créée en début d’année, cette commission avait été annoncée en amont et d’emblée baptisée « procès de Nuremberg géorgien » par l’oligarque Bidzina Ivanichvili, l’homme fort du pays, pendant la campagne pour les législatives du 26 octobre dernier.

Quelques dizaines de généraux, de hauts fonctionnaires et de politiciens de l’ère Saakachvili ont bien témoigné devant cette commission. Mais pas Bidzina Ivanichvili, qui avait pourtant financé à coups de millions divers projets du gouvernement pro-occidental de l’époque…

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