TÉMOIGNAGES – Alors que les feux brûlent toujours et que les autorités craignent de nouveaux départs avec le vent qui se renforce, les Français de la région témoignent tout juste de leur désarroi.
Cette nuit d’effroi ne s’effacera jamais de sa mémoire. Alors que le jour disparaissait inexorablement et que des fumées grises obscurcissaient encore le ciel devenu noir, son portable s’est mis à vibrer, au fur et à mesure des notifications qui pleuvaient, venant des applications spécialisées, des autorités ou des chaînes WhatsApp.
«C’est à 4 heures du matin qu’on a appris», rapporte Lorraine, la voix chargée d’émotion. Avec sa femme et sa petite fille, cette commerciale chez Amazon a perdu sa maison à Altadena. Tout s’est passé si vite. La famille est d’abord partie de son domicile mardi, sans se préoccuper immédiatement des incendies. «Avec le vent très violent, j’avais peur qu’une branche du grand chêne voisin ne casse et tombe sur le toit de notre maison», explique Lorraine.
Abritée par des proches, elle constate au milieu de la nuit que le feu a gagné le quartier. Et découvre choquée, le lendemain, que leur maison a été entièrement détruite. «C’est un moment très difficile…
Source du contenu: www.lefigaro.fr
