ANALYSE – Dans son ouvrage, dont le Figaro Magazine publie des extraits, ainsi que dans ses interviews de promotion, la chancelière se livre à un exercice d’autojustification.
Correspondant à Berlin
Avec la publication à l’échelle européenne, des mémoires d’Angela Merkel, un parfum suranné caresse les narines allemandes. Après les premières bonnes feuilles distillées par Die Zeit, jeudi, le Spiegel livre vendredi une longue interview de l’ex-chancelière avant d’autres extraits choisis relatifs à la gestion de la crise financière grecque dans l’édition hebdomadaire du Figaro Magazine. Mardi, enfin, jour de la sortie en librairie de son volume de 700 pages, «Muttie» sera interrogée par Anne Will, une ex-vedette de la télé publique, sur la tribune du Deutsche Theatre de la capitale.
À l’heure de retrouver brièvement la lumière, trois ans après son départ d’un pouvoir qui a duré seize ans, Angela Merkel se montre enthousiasmée, disent ses interlocuteurs. Mais sa mission n’est pas aisée : l’Allemagne accumule les contre-performances économiques, son modèle industriel est remis en cause, son gouvernement est privé de majorité, l’influence des partis traditionnels…
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