Dans la capitale libyenne, des combats déclenchés par le premier ministre bouleversent l’équilibre politique et sécuritaire mis en place depuis quelques années.
« On entend des tirs au loin, mais c’est calme », expliquait vendredi matin Muath, un habitant de Tripoli. Le cessez-le-feu en cours depuis la veille n’inspirait toujours pas confiance au trentenaire, cloîtré chez lui depuis lundi et le début des combats : « Ce n’est pas fini, au contraire. Ils se préparent. » L’ensemble des Tripolitains ont été marqués par les combats de cette semaine, les plus violents depuis la révolution de 2011, et dont leur premier ministre, Abdelhamid Dbeibah, est à l’origine.
Les combats ont débuté lundi soir avec le probable assassinat d’Abdel Ghani al-Kikli, alias Ghaniwa, chef de l’Appareil de soutien à la stabilité (SAA), un des plus puissants groupes armés de Tripoli. Sa mort n’a pas été confirmée par le gouvernement mais sa famille a indiqué que le milicien avait été victime d’une embuscade alors qu’il s’était rendu pour négocier au siège d’une brigade rivale, la 444, qui se trouve sous l’autorité du ministère de la Défense. Plus tôt, au mois…
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