PORTRAIT – Le gouvernement du chancelier Friedrich Merz espère tenir quatre ans malgré une coalition fragile. Le nouveau ministre délégué chargé de l’Europe y voit une chance pour sauver la relation entre Berlin et Paris.
Les Allemands vont-ils un jour arrêter de mépriser ou même détester les Français ? Nous posons la question à Gunther Krichbaum. Et il nous répond d’abord ce que les Français n’aiment guère entendre : « Les Allemands ne détestent pas la France, sinon ils ne viendraient pas y passer des vacances. » C’est justement le problème. Les Allemands ne comprennent visiblement pas que la deuxième économie de la zone euro a aussi des ambitions industrielles. Notre interlocuteur pointe alors le doigt vers le gouvernement précédent. « Le chancelier Olaf Scholz était un Allemand du Nord sans aucune expérience internationale, et aucun tropisme francophile. C’est tout le contraire avec Friedrich Merz, qui est de la génération qui a connu Helmut Kohl . »
Il a raison, et il n’aura pas de mal à rétablir un contact plus efficace et plus amical car, outre Scholz lui-même, la précédente ministre des Affaires étrangères, Annalena Baerbock, ou son vice-ministre n’avaient pas le moindre atome…
Source du contenu: www.lefigaro.fr
