« L’ère Trump rappelle le populisme du Sud américain, pas l’avènement du nazisme »

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ENTRETIEN – Pour Michael Lind, écrivain et économiste américain, «Trump a raison sur la direction générale», qui vise à redonner leur place aux laissés- pour-compte de la globalisation. Mais sa méthode monarchique hyperpersonnalisée et chaotique crée une machine « de démagogie et de corruption » contre-productive et déroutante.

Michael Lind est connu pour son livre The New Class War (La guerre de classes , non traduit) et ses écrits sur le phénomène populiste comme rébellion contre la « superclasse dominante ». Il établit un parallèle intéressant avec le premier « parti populiste » des années 1880-1890, mouvement de paysans ruinés mené par William Jennings Bryan, ainsi qu’avec les phénomènes populistes du sud des États-Unis et d’Amérique latine. Pour lui, «Trump  a raison sur la direction générale », qui vise à redonner leur place aux laissés- pour-compte de la globalisation en protégeant l’économie et les frontières, mais sa méthode monarchique hyperpersonnalisée et chaotique crée une machine « de démagogie et de corruption » contre-productive et déroutante. L’intellectuel ne croit néanmoins pas à un effondrement de la démocratie américaine, jugeant qu’« elle survivra à la folie populiste » et accouchera d’un post-populisme intégrant des éléments du trumpisme. Il s’inquiète néanmoins…

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