Le président sud-coréen, ou la dérive d’un ancien procureur vers l’autoritarisme

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Yoon Suk-yeol est un président en sursis, désormais interdit de voyager, en raison d’un ordre émis lundi 9 décembre par le ministère de la justice à la demande du bureau d’enquête sur la corruption des personnalités. Le rejet, le 7 décembre, de la motion de destitution le ciblant pour sa tentative d’imposer la loi martiale quatre jours plus tôt, lui a permis de rester en poste. Mais l’opposition a promis de déposer le 14 décembre une nouvelle demande d’« empêchement ». Comme l’a annoncé Lee Jae-myung, dirigeant du Parti démocrate (PD, opposition) : « Nous allons ramener ce pays à la normale d’ici à Noël et la fin de l’année. » Ajoutant que le président, élu en mai 2022, constitue désormais le « plus grand danger » pour la Corée du Sud.

Comment M. Yoon, a-t-il pu passer de procureur indépendant, pourfendeur des puissants, à apprenti sorcier de l’autoritarisme, désormais menacé de prison à vie pour « trahison » ? « Il y a une part d’arrogance, qui vient de ses origines et de son métier », observe un député démocrate, qui préfère rester anonyme. Né à Séoul en 1960, M. Yoon est le fils d’un membre de l’Académie des sciences et d’une enseignante de la prestigieuse université pour filles Ehwa.

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Source du contenu: www.lemonde.fr

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