DÉCRYPTAGE – Les alliés devraient approuver au sommet de l’Otan à La Haye une hausse considérable de leurs investissements dans la défense. Un défi difficile à relever pour de nombreux États européens.
L’Espagne a failli tout faire capoter. En disant tout haut ce que beaucoup pensent tout bas, le premier ministre, Pedro Sanchez, a menacé de rompre le consensus nécessaire pour approuver, à 32 pays membres de l’Otan, le nouvel objectif de 5 % du PIB investi dans la défense, exigé par Donald Trump. Depuis des mois, le secrétaire général de l’Otan, Mark Rutte, s’est évertué, à force de diplomatie et de créativité, à faire avaler aux alliés des États-Unis cette pilule, jugée il y a encore quelques mois complètement fantaisiste. Pour la rendre plus digeste, il a scindé ce chiffre totem du président américain en deux parties : 3,5 % pour les dépenses de défense proprement dites, et 1,5 % pour des investissements contribuant à la défense (infrastructures, cybersécurité, préparation aux crises…).
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