En dépit des efforts du nouveau pouvoir, les pilules de drogue continuent de circuler et de faire des ravages dans la jeunesse du pays.
Assis derrière le comptoir de sa petite épicerie, Yahya Daher veille sur l’étroite rue commerçante montant depuis le boulevard Ibn Nafees. « Depuis la chute du régime d’Assad , je suis plus rassuré. Avant, j’avais peur pour mes enfants dès qu’ils sortaient. J’étais obligé de fermer ma boutique à 22 heures parce qu’il y avait trop de dealers dans le quartier. Maintenant, il n’y a plus de danger », respire enfin ce commerçant de Ruken al-Din.
Ce quartier populaire agrippé sur les flancs du mont Qassioun au nord-est de Damas était devenu, sous Bachar al-Assad, un haut lieu du trafic et de la consommation de captagon. « Le quartier était une véritable jungle pour les habitants, mais pour la famille Assad, c’était le parfait jardin », ajoute Yahya, amer. À commencer par Maher el-Assad, le frère de l’ancien président syrien. À la tête de la 4e division de l’armée syrienne, il est devenu le principal artisan du narco-État, supervisant avec ses troupes la production et le trafic de captagon…
Source du contenu: www.lefigaro.fr
