À la tête de la délégation russe, censée participer à des pourparlers de paix en Ukraine, se trouve l’ancien ministre de la culture russe, ayant œuvré pendant une dizaine d’années à la diffusion d’une lecture ultra-patriotique et en partie falsifiée de l’histoire de son pays.
Refusant de se rendre aux pourparlers de paix russo-ukrainiens organisés à Istanbul, Vladimir Poutine se fait représenter par un quatuor d’émissaires. Une équipe de négociateurs, qualifiée de «pure façade» par Volodymyr Zelensky, qui espérait la présence de son rival à la table des négociations. Face à ce qu’il a jugé comme un affront, le président ukrainien a décidé de snober lui aussi ce rendez-vous. La délégation russe, composée d’un vice-ministre des affaires étrangères, d’un vice-ministre de la Défense et du chef du service de renseignement militaire russe, est menée par un fidèle parmi les fidèles du Kremlin, Vladimir Medinski. Il avait déjà dirigé les premières tentatives de négociations à Istanbul entre la Russie et l’Ukraine en mars 2022, après un mois de guerre.
Ayant gagné le surnom de «Propagandon» dans les cercles d’opposition russes, ce fils d’un militaire et d’une institutrice n’a jamais été pris à défaut sur son patriotisme. Au moment de l’effondrement de l’Union soviétique…
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