ANALYSE – Depuis quelques jours, Trump semble littéralement passer à l’ennemi, abandonnant les siens, une position dont les ressorts restent très énigmatiques. La relation transatlantique est en lambeaux, et l’Europe doit prendre la relève des États-Unis pour assurer sa sécurité.
Depuis quelques jours, Trump semble littéralement passer à l’ennemi, abandonnant les siens. L’Occident brûle-t-il ? Au milieu de la série de coups de tonnerre politiques et géopolitiques destructeurs qu’il nous assène, semant sidération et brouillard, on pense à l’ambiance révolutionnaire confuse qui a suivi le retour de Lénine en Russie en wagon plombé au printemps 1917. Chacun, à l’époque, tirait des plans sur la comète, se demandant non sans quelque émoi ce qui se passerait. Puis tout à coup, en quelques jours, quelques semaines, tout était clair. Les SR (socialistes révolutionnaires) écartés, les mencheviks débandés, la Constituante dissoute, les baïonnettes remplaçant les palabres, un autre monde s’ouvrait, envoyant valdinguer dans les poubelles de l’histoire ce qui avait encore du sens jusque-là : la morale et la décence. Les alliances fortes et anciennes.
L’instinct de préservation le plus élémentaire. Et tout cela au nom du « nouveau » encore à naître, du magnifique…
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