La Servante écarlate : la dystopie instrumentalisée par les féministes pour critiquer toute politique nataliste

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RÉCIT – Roman, film, puis série, La Servante écarlate dépeint un monde où la chute des taux de fertilité et de natalité a précipité l’instauration d’un régime autoritaire aux États-Unis. Cette célèbre œuvre rallie les féministes et sert d’épouvantail dès qu’il est question de politiques pronatalité, même démocratiques.

June Osborne parviendra-t-elle à dynamiter Gilead ? À y libérer les femmes dont les dirigeants infertiles ont fait des mères porteuses ? À sauver sa fille de 12 ans d’un mariage précoce ? La sixième et dernière saison de The Handmaid’s Tale (La Servante écarlate , pour nous autres francophones) est diffusée depuis le 8 avril, et la série se hisse parmi les plus vues des plateformes. Lancée en 2017, cette adaptation du roman de la Canadienne Margaret Atwood publié en 1985, parfois interdit dans les écoles américaines, est l’une des références féministes les plus populaires du monde.

Lors des rassemblements contre l’Administration Trump, les manifestantes vêtues de l’iconique tenue rouge en brandissent des références, comme autant de slogans. Le plus connu ? « Nolite te salopardes exterminorum » (« ne laisse pas ces salauds te saper le moral »). La phrase que June trouve dans sa chambre, griffonnée par celle qui la précédait à son poste. Alors que le roman s’arrêtait…

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Source du contenu: www.lefigaro.fr

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