ENQUÊTE – La coalition dirigée par le conservateur flamand Bart de Wever a promis de changer la donne mais la société belge, coincée entre la pression woke et l’islamisme, semble toujours tétanisée.
En ce vendredi matin, près de la Gare du Nord, érigée au milieu de la commune de Schaerbeek, au cœur de la capitale belge, deux artères parallèles se toisent en abritant deux univers, tout aussi parallèles. Le contraste est d’abord saisissant, puis déroutant. Les deux mondes se font face, mais ils s’ignorent. Malgré la proximité, ils sont aux antipodes l’un de l’autre. La rue d’Aerschot déploie son théâtre d’ombres et de néons. Ici, les corps des prostituées s’exposent derrière des vitrines comme autant de marchandises offertes aux regards avides des passants.
La nuit ne tombe jamais vraiment sur le « quartier rouge » de la capitale belge. Elle se consume sous le ballet mécanique des désirs tarifés. À quelques mètres à peine, séparée par un souffle et un monde d’écart, la rue de Brabant affiche une tout autre ambiance, où le « sacré » est omniprésent. Là, une enfilade de vitrines et d’échoppes faisant commerce d’un autre genre. Les horloges y scandent, avec une précision helvétique…
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