REPORTAGE – L’opération israélienne « Mur de fer », démarrée en janvier, se poursuit. Avec des conséquences sévères pour les habitants palestiniens.
Envoyé spécial à Tulkarem
Vendeurs ambulants, marchands de légumes, étals multicolores, badauds… En ce mercredi après-midi, le souk de Tulkarem, ville commerçante du nord de la Cisjordanie, grouille de monde sous l’implacable soleil de juin. Les trottoirs sont trop étroits, la foule déborde dans les rues, les voitures roulent au pas. On prépare la fête musulmane de l’Aïd-el-Kébir. Mais le cœur n’y est pas.
Les habitants de Tulkarem, comme la plupart des Palestiniens de Cisjordanie, sont usés par la crise économique, sécuritaire et politique qui n’a fait que s’aggraver depuis la fin de l’année 2023 et les massacres commis en Israël par le Hamas.
Dans le café Nirvana, la climatisation a été poussée à fond. Marchand de vêtements, secrétaire général de la chambre de commerce du gouvernorat de Tulkarem, Salam Marei écrase sa cigarette en soupirant. « C’est catastrophique. Le taux de chômage a explosé, on est à plus de 60 % », affirme-t-il. Conséquence de la guerre menée par Tsahal dans la…
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