REPORTAGE – Pour ces exilés qui fuient «l’insécurité» de leur pays, «la faim» et «les terroristes», la chute du régime de Bachar al-Assad ne les a pas dissuadés de traverser la Manche.
Autour d’un petit feu, Ziad et trois de ses amis tentent de se réchauffer, juste devant la tente où ils viennent de passer la nuit. Il fait moins de cinq degrés ce jour-là, rue Mollien, à quelques pas de la mairie de Calais. On parle d’angine, de froid et de police, beaucoup moins de Bachar el-Assad ou d’Abou Mohammed al-Joulani.
« Ça ne change rien pour nous, lance Ziad à propos de la chute du régime. La Syrie est un pays qui a tellement de problèmes… Je suis parti parce que j’avais peur d’aller en prison mais aussi à cause de l’insécurité et de la faim. Bachar n’était pas le seul problème de la Syrie et, de toute façon, je ne vais pas retourner dans un pays dirigé par des terroristes . »
À 25 ans, Ziad est père de quatre enfants. Originaire de Minhaj, dans le nord de la Syrie, il est arrivé à Calais il y a quinze jours. Il veut aller en Angleterre pour rejoindre des amis. « Là-bas, je vais vivre en paix, travailler et envoyer de l’argent à ma famille
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