TÉMOIGNAGES – Qu’ils aient eu lieu il y a dix, vingt ou trente ans, les crashs d’avion continuent de hanter la poignée de personnes qui a pu en réchapper. Et chaque nouvelle catastrophe aérienne est une épreuve supplémentaire.
«On me dit “vous êtes à l’hôpital, ils sont tous morts, vous êtes le seul survivant”. Je ne sais pas pourquoi, j’ai ri. Et j’ai fermé les yeux». Treize ans après le crash d’un petit appareil affrété par les Nations unies à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, le 4 avril 2011, Francis Mwamba Lambert s’en souvient comme si c’était hier.
C’était un lundi, et, ce jour-là, le nom de ce journaliste local ne figure pas sur la liste du vol qu’il avait pourtant réservé en partance de la ville de Kisangani, à l’est du pays. Mais il insiste : «Ma fille m’attendait, il fallait que je rentre», se souvient-il pour Le Figaro. On consent finalement à le laisser embarquer. «L’avion était tout neuf, le trajet s’est passé sans aucun bruit, j’étais dans la joie», raconte Francis Mwamba Lambert. Le trajet doit durer 1h45. Mais, vingt minutes avant l’atterrissage, il se lève pour aller aux toilettes. En regagnant sa place, quelque chose – qu’il qualifie d’«esprit» – lui…
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