Cerné, le président conservateur est menacé samedi de destitution après avoir brièvement imposé la loi martiale.
Correspondant à Séoul
L’étau se resserre autour du président Yoon Suk Yeol, deux jours après sa tentative avortée d’imposer la loi martiale, en Corée du Sud, qui avait bien des allures de coup d’État, selon les révélations accablantes des haut gradés impliqués lors de cette nuit fatidique. Son propre parti a lâché à son tour le dirigeant conservateur, ce 6 décembre, appelant à le « suspendre » de ses fonctions, avant qu’il n’engage d’autres actions « radicales » qui pourraient plonger la jeune démocratie d’Asie du Nord-est « dans une crise encore plus grave ». L’ancien procureur pose « un grand risque au pays », a déclaré Han Dong Hoon, le chef du Parti pour le Pouvoir au Peuple (PPP). Une volte-face qui pourrait être cruciale lors du vote de l’Assemblée nationale sur la destitution le président, samedi.
La formation présidentielle avait d’abord volé au secours de son champion, promettant de faire barrage à sa destitution, au lendemain de la promulgation éclair de…
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