REPORTAGE – Moscou a de plus en plus recours à des gaz nocifs pour contraindre les soldats ukrainiens à évacuer leurs tranchées avant de les frapper avec des explosifs conventionnels.
Il n’a fallu que quelques secondes au sergent Valik pour comprendre que cette grenade n’était pas du même acabit que les autres. Pas d’explosion, pas d’onde de choc, pas non plus la douleur des éclats qui déchirent la chair. « J’ai entendu un sifflement, j’ai vu de la fumée blanche, se souvient le soldat. Puis j’ai senti tout mon œsophage s’enflammer, comme si on y avait versé un liquide brûlant. Et puis la peau, les yeux… »
Ce matin du 20 septembre, Valik est envoyé entre les lignes ukrainiennes et russes pour reconnaître les positions ennemies. Une mission périlleuse, à découvert dans le no man’s land désolé qui sépare les armées ennemies. « J’ai couru jusqu’à nos tranchées, mais là aussi il y avait du gaz partout. J’ai fini par trouver un masque, mais j’ai respiré trois à quatre minutes le gaz brûlant », poursuit-il. Après un mois de convalescence, le sergent Valik a retrouvé sa position, mais souffre encore de problèmes respiratoires. « 
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