DÉCRYPTAGE – Ses opérations militaires à Gaza, au Liban et en Syrie ont rétabli la sécurité des frontières de l’État hébreu et affaibli l’axe iranien au Moyen-Orient. Mais les questions politiques sont encore loin d’être réglées.
Aux premières heures de la réponse militaire d’Israël aux massacres du Hamas, le 7 octobre 2023, la victoire semblait hors de portée pour Benyamin Netanyahou. Quatorze mois plus tard, le mouvement terroriste a été décapité, son cousin libanais, le Hezbollah, démembré, et l’influence iranienne en grande partie effacée en Syrie. « Il y a un an, Israël était traumatisé et humilié. Aujourd’hui, nous avons repris la main et c’est l’Iran qui est sur la défensive », résume une source diplomatique israélienne, à l’occasion du Dialogue stratégique Europe-Israël organisé en décembre par l’ONG Elnet.
Les familles des captifs crient toujours leur colère contre le gouvernement sur la « place des Otages » à Tel-Aviv, mais la popularité du premier ministre est remontée. « Même les gens de gauche, prétend la source, se demandent si Bibi n’a pas finalement eu raison et s’il n’est pas le seul à avoir eu une vision stratégique. »
À Gaza, le Hamas est vaincu. À peine reste-t-il, selon une source sécuritaire israélienne, un bataillon d’environ 1000 combattants. Les autres ont été « éliminés » ou « arrêtés ». Les frappes se poursuivent désormais pour diminuer l’influence qu’il exerce encore au niveau des infrastructures civiles…
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