DÉCRYPTAGE – Les bonnes relations entre le prince héritier et le tandem Trump-Poutine ont permis à Riyad d’accueillir les pourparlers russo-américains.
Gaza, Ukraine : tous les chemins de la diplomatie conduisent cette semaine à Riyad. Mardi, les délégations russe et américaine, menées par leur ministre des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov et Marco Rubio, ont débuté des pourparlers destinés à rétablir la relation entre Moscou et Washington, et poser les prémices de négociations sur l’Ukraine en vue d’un éventuel sommet Trump-Poutine, peut-être en Arabie. Et vendredi, plusieurs pays arabes se réuniront dans le royaume pour préparer une contre-proposition au projet Trump de transférer les Palestiniens hors de la bande de Gaza.
Si, à la surprise générale, l’Arabie est parvenue à jouer les médiateurs dans le conflit russo-ukrainien, c’est parce que Riyad n’a coupé les ponts ni avec la Russie, ni avec l’Ukraine, et que le nouvel homme fort du royaume, le prince héritier Mohammed Ben Salman (MBS), entretient de bonnes relations avec Donald Trump et Vladimir Poutine. Sur l’Ukraine, dès vendredi dernier, le ministère saoudien des Affaires…
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