«Il ne reste plus que les vieillards incapables de fuir»: le Soudan face au risque d’une nouvelle fragmentation du pays

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DÉCRYPTAGE – Boutés hors de Khartoum par l’armée, les miliciens des Forces de soutien rapide ont massacré ces derniers jours des centaines de civils au Darfour.

Dans les rues de Khartoum, la capitale soudanaise reprise le mois dernier par l’armée, de larges bannières à l’effigie de son commandant en chef, le général Abdel-Fattah al-Burhan, célèbrent une victoire tant symbolique que stratégique. Loin d’amorcer une résolution pacifique du conflit, la victoire de l’armée à Khartoum est venue renforcer la ligne dure des soutiens de l’armée. Ces « balabisa », des militaires jusqu’au-boutistes et des islamistes proches du pouvoir, refusent catégoriquement toute négociation ou cessez-le-feu avec le général Mohammed Hamdan Dagalo, dit « Hemedti », commandant des Forces de soutien rapide (FSR). « S’ils veulent une solution, ils doivent d’abord rendre les armes », a imposé comme condition le général al-Burhan.

« Nous nous dirigeons plutôt vers une intensification du conflit avec des pertes humaines croissantes », estime Kholood Khair, fondatrice du centre de recherche Confluence Advisory. Galvanisée par ses récents succès, l’armée est…

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