DÉCRYPTAGE – Le probable futur chancelier, Friedrich Merz, a promis de se rendre à Paris et à Varsovie dès le premier jour de son mandat pour «réparer les liens» avec ses partenaires.
C’était lundi dernier, dans la soirée. Au sortir d’une réunion d’urgence à l’Élysée des huit principaux dirigeants européens sur la réponse à apporter aux négociations sur l’Ukraine entre Washington et Moscou, Olaf Scholz n’a pas caché sa mauvaise humeur. Il s’est dit « un peu irrité » de voir surgir un débat « hautement inapproprié » sur l’envoi de troupes pour garantir un futur accord de paix. On comprend, certes, la sensibilité du sujet à quelques jours des élections fédérales de dimanche. Mais l’épisode illustrait, une fois de plus, à quel point le courant ne passe pas entre le chancelier social-démocrate sortant et le président français.
C’est dire combien, à Paris comme à Bruxelles, les attentes sont grandes quant à l’arrivée probable du conservateur Friedrich Merz à la Chancellerie à Berlin. « Il est essentiel pour l’Europe que le couple franco-allemand redémarre, plaide Dirk Gotink, eurodéputé chrétien-démocrate néerlandais. Je pense que Merz et Macron pourront bien s’entendre. » Un tournant.
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