REPORTAGE – Le porte-avions nucléaire mène sa première mission dans le Pacifique, théâtre d’une rivalité grandissante entre Chine et États-Unis.
En ombre chinoise, le drapeau tricolore faseye dans la nuit moite, mouchetant le pont d’envol du Charles de Gaulle, à peine éclairé par la Croix du Sud, au firmament. Soudain un point rouge clignote dans l’obscurité moite, loin au-dessus de l’océan Indien. Suivi d’une rumeur, devenant rugissement. Le Rafale surgit comme un obus, se jetant sur le pont avant de remettre les gaz dans un bruit de tonnerre, pour disparaître à nouveau dans le noir. Cette fois, sa crosse d’appontage n’a attrapé aucun des trois « brins » d’acier, traversant le pont, qui ne cesse de tanguer sous l’effet de la houle équatoriale. « Athéna » pour les pilotes les plus « guerriers », « Aphrodite » pour la plupart, et « Andromède », le câble de la « dernière chance », pour les retardataires. Le chasseur doit retenter sa chance, à l’assaut du Charles, son seul salut dans ces parages vides, au sud de l’Indonésie.
« Ici, c’est le K2 de l’aviation, ce qui se fait de plus extrême », explique…
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