Si Téhéran dispose d’un large éventail de représailles possibles, les menaces de nouvelles frappes israéliennes en réduisent déjà la portée.
L’Iran a qualifié l’attaque israélienne de « déclaration de guerre », mais affaiblie régionalement et militairement, la République islamique a-t-elle encore les moyens de s’engager dans un conflit contre son ennemi juré ? Et en a-t-elle la volonté ?
« L’armée israélienne s’est livrée à une promenade de santé lors de ces frappes, estime le chercheur Bernard Hourcade, mais, d’après ce que l’on sait, les sites nucléaires n’ont pas été détruits en profondeur, et les sites pétroliers sont intacts. Ce qui paraît clair, c’est que les figures du régime visées étaient plutôt des has been qui dirigeaient les gardiens de la révolution, alors que ces derniers sont les grands vaincus depuis que l’Iran a perdu ses alliés au Liban avec le Hezbollah, en Syrie avec la chute de Bachar el-Assad et qu’ils contrôlent moins les rebelles houthistes au Yémen. »
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