DÉCRYPTAGE – En pointe depuis trois ans dans le soutien à l’Ukraine, Londres est contraint de se démarquer du président américain, qu’il cherche pourtant à amadouer.
Le piège ukrainien s’est refermé sur le premier ministre britannique. Alors qu’il s’évertuait à amadouer Donald Trump pour ne pas être mis dans le même sac que les Européens, Keir Starmer a dû prendre de la distance sur le traitement de Kiev par le président américain. En pointe dans le soutien à l’Ukraine depuis le début de la guerre, Londres ne pouvait reprendre à son compte ses brutales philippiques.
Downing Street s’évertue toutefois à montrer que la sérénité règne. « Il n’y a pas eu de réunions de crise » après les salves de Trump contre Zelensky, ont assuré au Times des conseillers. « Le premier ministre est resté calme et n’est pas tombé dans le piège de surréagir », ont-ils ajouté. On se rassure en estimant que les excès verbaux de Trump font partie de sa méthode pour renverser les tables. Son approche imprévisible est « intégrée ». « Ce qui compte, c’est ce qui se passe plutôt que ce que les gens disent », a déclaré à ses troupes Morgan McSweeney, le chef de…
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